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Le 27 février 1987, le peuple de Caracas, les pauvres, les oubliés, les méprisés, se révoltent et descendent dans la rue. Le gouvernement de l’époque, gouvernement d’extrême droite appuyé par Washington, n’y va pas par quatre chemins. Il envoie la troupe, avec des armes de guerre, et la troupe tire dans le tas. C’est par milliers que l’on peut compter les morts. On achève les blessés jusque dans les locaux de l’hôpital.
Ça, c’était la quatrième république, celle dont se souviennent avec nostalgie les gens de l’oligarchie, les gens de l’opposition à Hugo Chavez.
Ce n’est pas pour rappeler cet événement que j’écris ces quelques lignes, mais pour poser une question. J’ai vainement cherché sur les chaînes de l’opposition et dans les journaux (d’opposition également) la moindre allusion à ce drame. Pas un mot.
Pourquoi l’opposition tient-elle à passer cet événement sous silence ?
Il faut bien méditer cette question, elle est importante et tient en elle-même sa réponse.
Certains jeunes gens, encore dans l’œuf à cette époque, avant d’adhérer aux thèses de l’extrême droite, devraient regarder les images de ce 27 février 1987. Ça les ferait peut être réfléchir ; car il faut savoir que les gens qui les manipulent et meurent d’impatience de reprendre le pouvoir, sont justement ceux qui étaient aux commandes ce jour-là.
Et certains petits bourgeois qui lorgnent vers les bienfaits du capitalisme devraient eux aussi se poser des questions.
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