Fév132009
21:19:54
21:19:54
un ami nous a quitte
J’avais un ami, un excellent ami, un de ceux avec lesquels on ne se brouille jamais, qui sont toujours présents sans être jamais envahissants, qui savent écouter et vous donnent confiance en l’avenir, et que l’éloignement et le temps gardent toujours fidèle. Jusqu’à ce jour il ne m’avait jamais fait de peine. Et voilà que pour la première fois il vient de m’en faire. Il est mort. Ceux qui ont assisté au spectacle « Cinématographe », que nous avions monté voici quelques années, se souviennent de ses moustaches gauloises, de ses yeux pétillants de malice, de sa bonne humeur, de son humour. Bernard Gourlia était un passionné de cinéma, un de ces « purs » qui se choisissent des passions et savent en jouir. Collectionneur, encyclopédie du cinéma, mais aussi cinéaste de talent, il avait filmé en noir et blancs ces pastiches du ciné muet que nous avions tourné, Roger Paget, Clara Fourcade et moi pour illustrer « cinématographe » qui contait les débuts du septième art et que je regardais voici à peine une semaine, ici, dans ma maison du Vénézuela. Qu’est-ce qui m’avait poussé à regarder ces films que je n’avais plus vus depuis des années ? Etrange. Pendant que Bernard s’éteignait j’avais en tête les moments si agréables que nous avions passés en tournant ces petits films avec l’enthousiasme des pionniers, des Chaplin et Mac Sennett. Bernard s’en est allé et j’ai du mal à croire que je ne le verrai plus. Déjà il me manque.
Syndication
Cet article n'a pas de Commentaire pour le moment...