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Le progrès c’est, et ce ne devrait être que l’amélioration du confort. Il est indéniable que l’électricité nous éclaire beaucoup mieux que la chandelle de l’ami Pierrot et que le TGV est moins redoutable pour nos muscles fessiers que la diligence de nos grands-mères (ou de nos arrière-grand-mères pour ceux qui sont un peu plus jeunes. Pour allumer sa cigarette mon grand-père a eu d’abord une boite d’allumettes qui permettait quarante allumages. Le progrès venant là-dessus, il a eu un briquet à essence, invention géniale garantie à vie. Et c’est là que nous entrons dans la perversion du progrès. Un petit malin imagina le briquet jetable, qu’on balançait dans la nature après quarante allumages. C’était presque comme avec la boite d’allumettes a part le fait que lui n’était pas biodégradable. Bon, j’en vois certains qui sont en train de faire le compte des arbres abattus pour réaliser toutes les allumettes dont on aurait besoin si le briquet n’existait pas. On va tourner en rond. De toutes façons ce n’est pas le thème d’aujourd’hui.
Aujourd’hui je voulais mettre en avant le propos de certains imbéciles qui sévissent dans les milieux artistiques. Non ! Le progrès dans l’art n’existe pas. Salvador Dali ne peint pas mieux que Raphael, et Verdi n’est pas un meilleur compositeur que Mozart. Ils sont tout simplement différents, même si tous ont du génie.
Ce n’est pas parce que un film est récent qu’il est meilleurs qu’un autre film sur le même thème tourné vingt ans ou quarante ans avant. Pourquoi je vous dis ça ? Parce que grâce à la vidéo (le progrès) nous pouvons aujourd’hui visionner à peu près tout ce que le cinéma a produit depuis sa création. Et j’ai eu l’imprudence de me plonger dans le récent Napoléon, avec Christian Clavier. J’ai été atterré. D’abord par la nullité des acteurs (Clavier est vraiment l’un des plus mauvais acteurs qui sévissent de nos jours en France) mais aussi par la mise en scène d’une banalité absolue et par le scénario qui semble sortir du cerveau d’un analphabète dénué d’imagination. Voilà bien la preuve que le progrès n’existe pas en art. Si c’était le cas ce Napoléon là serait meilleur que celui de Sacha Guitry. Et nous en sommes loin, nous en sommes très loin.
Il y a des périodes comme ça où le génie jaillit de tous les cotés. Imaginez la cour de Louis XIV avec Corneille, Racine ou Molière, et puis il y a des périodes de grande misère culturelle et intellectuelle (nous y sommes). Ce n’est pas grave en soi car on ne peut pas tomber chaque fois sur un Molière ou un Mozart, non. Ce qui est grave c’est que le public qui a tout a sa disposition (le progrès) pour juger et apprécier, n’est plus capable de discerner le bon du mauvais, l’acteur du cabot, l’homme de génie du magouilleur.
Hé les gars ! C’est avec votre pognon que les chaines TV produisent ou coproduisent les navets dont on vous nourri !
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