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Fév262011

21:55:17
Gringos
Voilà encore les Etats-Unis qui se présentent comme les défenseurs des droits de l’homme. C’est tout à fait risible. Encore que risible est un mot trop faible pour qualifier une imposture criminelle. Ce peuple, dans sa grande majorité, est un peuple de voyous, de criminels, d’assassins, de mafieux. Pendant tout le 18ème et 19ème siècle il s’est formé par les vagues d’immigrants venus de la vieille Europe ; et qui étaient ces émigrants ? La lie, le rebut, les éléments les plus troubles, les plus vils, les plus ignobles de la société de ce temps. Pendant deux cents ans des hordes de voleurs, de meurtriers, d’escrocs, ont pris pied sur la terre du nouveau monde, non pas pour y trouver une quelconque rédemption mais bien pour y poursuivre leurs habituelles malversations. Toutes les mafias du vieux continent se sont installées, à la vue de tous, ont eu pignon sur rue et ont imposé leurs lois. Tous les héros américains sont des voyous. Le cinéma hollywoodien en a fait des modèles pour les générations successives. Comment les fils de ces gens-là pourraient-ils être différents ?Un peu d’histoire : le 29 mai 1754, à quelques lieues du port Duquesne sur l’Ohio, le capitaine français de Villiers de Jumonville fut assassiné de sang-froid, dans un horrible guet-apens, malgré sa qualité de parlementaire, par Washington, alors colonel des milices coloniales de Virginie. Son frère Louis Coulon de Villiers obtint le commandement du détachement chargé de venger ce meurtre. Washington, réfugié dans le fort Nécessité, fut attaqué à l’improviste par les Français ; il fut contraint de signer une capitulation honteuse et de reconnaître par écrit qu’il avait assassiné Jumonville, malgré sa qualité de parlementaire qui le rendait inviolable. Voilà le grand héros des Etats-Unis, celui que ce peuple révère et qui a donné son nom à la capitale.Que penser de ces imposteurs qui se présentent en défenseurs des droits de l’homme ? Eux qui n’ont jamais hésité à annexer les territoires qu’ils convoitaient, au mépris du droit international (Texas, Arizona, Nouveau Mexique…). Eux qui ont commis un ignoble génocide contre les indiens. Eux qui payaient fort cher toute chevelure d’indien, hommes, femmes ou enfants. Pour ceux qui ne seraient pas au courant, je parle de scalps et non de cheveux coupés à la manière de nos rois mérovingien. La technique du scalp est très intéressante.  On incise le cuir chevelu tout autour de la tête et on tire sur la touffe de cheveux. La peau du crâne se décolle alors ; c’est le scalp. Des dizaines de milliers d’indiens ont subit cette torture, ce qui a fait la fortune de ces chasseurs de scalps, ancêtres de nos modernes défenseurs des droits de l’homme. On pourrait aussi rappeler quel était le sort des noirs au pays de la liberté voici encore trente ans. C’est vrai qu’aujourd’hui tout semble changé avec l’arrivée à la Maison Blanche d’une marionnette noire. Mais il fallait bien faire oublier les années Busch et les millions de mort qui en ont découlé. Je ne rappellerai pas les ignominies dont ont souffert les pays d’Amérique Latine, ou le Vietnam, ou l’Irak.En fait rien n’a changé. L’horrible bête  est toujours aux abois et trame ses manigances dans l’ombre.La semaine dernière un avion militaire se pose en Argentine, dans le cadre d’accords entre les deux pays. Jusque là, rien que de très normal. Mais voilà que les douaniers argentins ont le toupet de vouloir vérifier le contenu de l’appareil. L’équipage gringo s’offusque. Quoi ? Traiter  ainsi le peuple roi, les élus de dieu ! Mais la force reste à la loi et… O surprise ! L’avion est bourré de caisses contenant des armes de guerre des plus modernes et des plus redoutables, des systèmes de radars portables ultra sophistiqués et une énorme quantité de drogue. Sommé par le gouvernement argentin d’expliquer la destination de ce chargement, le gouvernement américain, avec le plus grand mépris, pour seule réponse exige la restitution de l’avion et de ce qu’il contient. Bien sûr les Argentins refusent tant qu’on ne leur aura pas dit à qui sont destinée ces armes et cette drogue sur le territoire argentin. L’affaire est grave. C’est alors que la CIA entre en jeu. Les radios et télévisions se taisent. Bouches fermées. On n’entend plus parler de rien. Black out. On saura seulement que l’avion a été restitué mais pas le chargement. Christine, madama la présidente ! Moi à ta place je n’aurais même pas cédé sur ce point. Mais il est vrai que la peur des anciens maîtres est toujours présente, même pour un gouvernement socialiste. Et c’est l’affaire des peuples, comme ça s’est déjà passé en France, au temps de général de Gaulle, quand les américains ont été jeté dehors à coup de pieds dans le derrière, puis à Cuba où ces mêmes américains ont reçu une pâtée mémorable dans la baie des cochons, puis au Vietnam d’où ils sont partis la queue entre les jambes, abandonnant tout derrière eux et notamment leurs amis, chassés par les petits hommes, puis au Vénézuela, puis, maintenant, dans le monde entier, c’est au peuple de crier ; US go home ! Dehors les gringos !

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