Fév162008
17:08:56
17:08:56
Figaro
La télévision française a eu l’idée de réduire à une heure et demie Figaro, la trilogie de Beaumarchais. J’avoue que c’est un tour de force. Arriver à faire de l’œuvre la plus spirituelle, la plus vive, la plus étincelante, la plus amusante, la plus profonde aussi, un ahurissant monument d’ennui, lourd, amputé de sa verve, de sa fraîcheur, seule la télévision française pouvait réussir ce tour de force. C’est long, truffé de plans inutiles qui ressemblent à du remplissage pour compenser le manque d’idées alors que les quatre heures et demi de l’œuvre originale ne laissaient pas une minute de répits au spectateur. Les acteurs ne parlent pas, ils murmurent. Et c’est incompréhensible. Figaro n’est plus qu’un psychologue perturbé, Chérubin est triste à pleurer et sans vie, Adjani n’a jamais été aussi mauvaise. A chaque séquence elle semble sur le point de s’évanouir à moins qu’elle ne souffre d’une diarrhée persistante. Au milieu de ce fatras de nullités, Jacques Weber promène sa corpulence malsaine, à la limite du libidineux. Bien évidement, entouré de si mauvais comédiens il arrive à sortir du lot, mais il n’y a pas là de quoi se vanter.
Pauvre Beaumarchais, si bien servi jadis par Guitry et récemment par Luchini, et assassiné par le service public !
La télévision française a eu l’idée de réduire à une heure et demie Figaro, la trilogie de Beaumarchais. J’avoue que c’est un tour de force. Arriver à faire de l’œuvre la plus spirituelle, la plus vive, la plus étincelante, la plus amusante, la plus profonde aussi, un ahurissant monument d’ennui, lourd, amputé de sa verve, de sa fraîcheur, seule la télévision française pouvait réussir ce tour de force. C’est long, truffé de plans inutiles qui ressemblent à du remplissage pour compenser le manque d’idées alors que les quatre heures et demi de l’œuvre originale ne laissaient pas une minute de répits au spectateur. Les acteurs ne parlent pas, ils murmurent. Et c’est incompréhensible. Figaro n’est plus qu’un psychologue perturbé, Chérubin est triste à pleurer et sans vie, Adjani n’a jamais été aussi mauvaise. A chaque séquence elle semble sur le point de s’évanouir à moins qu’elle ne souffre d’une diarrhée persistante. Au milieu de ce fatras de nullités, Jacques Weber promène sa corpulence malsaine, à la limite du libidineux. Bien évidement, entouré de si mauvais comédiens il arrive à sortir du lot, mais il n’y a pas là de quoi se vanter.
Pauvre Beaumarchais, si bien servi jadis par Guitry et récemment par Luchini, et assassiné par le service public !
Syndication
Cet article n'a pas de Commentaire pour le moment...