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Affichage des articles postés le: 01/01/2001

Cyrano

mea culpa

Admin · 133 vues · Laisser un commentaire
08 Jan 2011

On nous prend vraiment pour des imbéciles

On nous prend vraiment pour des imbéciles. Mais jusqu’où notre naïveté peut-elle aller ? J’ai parfois l’impression qu’il n’y a pas de limites. Nous sommes le bon peuple que les puissants peuvent berner, gruger, tromper, endormir. Il n’est même plus besoin de prendre des gants. Pourquoi faire d’ailleurs ? L’apathie populaire a de tout temps permis à une minorité de se goinfrer, de s’en mettre plein les poches, sans aucune retenue, et en toute impunité. Et je reconnais que ceux qui en ont le pouvoir seraient bien bêtes de ne pas en profiter. Mieux que ça, j’ai comme l’impression que plus on nous ridiculise, plus on nous prend pour des billes, plus on aime ça.Je reviens à l’affaire Wilkileak. Une bombe rapidement et efficacement désamorcée. Pendant deux jours les journaux et télévisions nous ont annoncé le scandale du siècle, l’humiliation, la diplomatie américaine la queue entre les jambes. L’incendie était allumé dans toutes les chancelleries du monde entier. Et puis… plus rien. Silence radio total. C’est un peu comme si l’affaire n’avait jamais existé. La CIA a vite récupéré l’affaire. A vite imposé le silence à ses valets. Et tout le monde a fermé sa gueule. Ce n’avait été qu’un moment d’inattention  de la part de l’Empire. Une bévue, vite réparée, vite effacée, et déjà oubliée.Mais l’impudence de ces gens-là va beaucoup plus loin. D’abord le site Wilkileaks est sous contrôle. Son patron, celui par qui le scandale a failli arriver encours les foudres du Maître. Ses comptes en banque sont bloqués. Et voilà que le lendemain même de la révélation, apparaît une femme qui accuse ce même patron de Wilkileaks, de l’avoir violée. Dans la foulée apparaît une autre femme qui porte la même accusation. L’homme est arrêté par la police britannique. Ça ne traîne pas. Alors qu’il faut souvent des mois pour qu’une enquête policière aboutisse, voilà que sur simple plainte, sans preuve de rien, cet homme est sous les verrous. Mais à qui fera-t-on croire ça ? La ficelle est tellement grosse qu’il faut une forte dose de naïveté pour la saisir. Mais la naïveté, notre naïveté c’est justement sur elle que ces messieurs qui mènent le monde misent pour continuer à nous tondre, à nous exploiter, à nous faire marcher tels les moutons d’un certain Panurge.
Admin · 100 vues · Laisser un commentaire
09 Déc 2010

Il était encore une fois... l'Amérique

Certains ont comparé les Français à des veaux, d’autres à des moutons. Je n’irai pas jusque là car je n’aime pas dire du mal des animaux.

Admin · 153 vues · Laisser un commentaire
29 Nov 2010

Houston Dallas

les fous de dieu

Admin · 254 vues · Laisser un commentaire
23 Nov 2009

Journal de voyage au Texas - 2

Quatrième jour

Une très vieille dame est morte. Elle était arrivée aux USA, venant d’Afrique, voici quatre vingt ans. Elle eut ici une nombreuse famille, enfants, petits enfants, arrière petits enfants. Aujourd’hui la communauté noire de Houston lui rend hommage. C’est une veillée funèbre retentissante de négro spirituals, de rires, de plaisanteries, de danses. Chacun des proches, tour à tour, vient au micro et raconte une anecdote, une facétie, concernant la défunte. Et tout le monde s’esclaffe. Yé men !

Je suis invité à cette veillée. Il y a là environ 300 personnes. Tout à coup je me rends compte que je suis le seul blanc – car je ne peux compter comme blanches les deux vénézueliennes qui m’accompagnent et dont la couleur chocolat héritée d’un ancêtre africain, est tout à fait dans le ton.

Aussitôt que je me présente comme Français un grand courrant de sympathie gagne les interlocuteurs. La France c’est le pays de la culture, du bien vivre, du bien manger, et c’est Paris. Ah ! Paris ! Mais dès que je prononce le mot Vénézuela, c’est comme une incantation magique. Le mot roule dans la salle, Vénézuela ! Vénézuela ! Je suis entouré, on me serre les mains, on m’embrasse, c’est du délire. Hé toi là bas ! Approche ! Il y a ici un homme qui vit au Vénézuela !

Le Vénézuela ! Hugo Chavez ! We love Chavez ! Speak us about Chavez ! Viva Chavez!

Puis on me pousse vers le piano. J’accompagne les choeurs sublimes.

 

Cinquième jour

Aujourd’hui c’est l’enterrement proprement dit. Service religieux avec solistes et chœurs. Je fais partie de la famille désormais. Le contact chaleureux me rappelle le Vénézuela. C’est la même manière de se toucher, de se prendre dans les bras, de s’embrasser, de se dire qu’on s’aime, sans fausse honte, sans pudeur hypocrite.

Nous allons au cimetière dans de longues et luxueuses limousines. Puis toujours joyeux, toujours chantants, nous passons à table. Ce ne sont plus trois cents personnes qui sont là, mais bien cinq cents, avec des ribambelles d’enfants en costume du dimanche. Tout le monde est d’ailleurs très élégant. Les femmes sont superbes. Et… je suis toujours l’unique blanc de l’assistance.

La nuit est presque tombée quand nous nous séparons.



Admin · 479 vues · Laisser un commentaire
16 Nov 2009

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