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Au sujet de ma chanson "Ma France"

de retour en France

Admin · 140 vues · Laisser un commentaire
12 Déc 2009

Houston Dallas

les fous de dieu

Admin · 56 vues · Laisser un commentaire
23 Nov 2009

Journal de voyage au Texas - 2

Quatrième jour

Une très vieille dame est morte. Elle était arrivée aux USA, venant d’Afrique, voici quatre vingt ans. Elle eut ici une nombreuse famille, enfants, petits enfants, arrière petits enfants. Aujourd’hui la communauté noire de Houston lui rend hommage. C’est une veillée funèbre retentissante de négro spirituals, de rires, de plaisanteries, de danses. Chacun des proches, tour à tour, vient au micro et raconte une anecdote, une facétie, concernant la défunte. Et tout le monde s’esclaffe. Yé men !

Je suis invité à cette veillée. Il y a là environ 300 personnes. Tout à coup je me rends compte que je suis le seul blanc – car je ne peux compter comme blanches les deux vénézueliennes qui m’accompagnent et dont la couleur chocolat héritée d’un ancêtre africain, est tout à fait dans le ton.

Aussitôt que je me présente comme Français un grand courrant de sympathie gagne les interlocuteurs. La France c’est le pays de la culture, du bien vivre, du bien manger, et c’est Paris. Ah ! Paris ! Mais dès que je prononce le mot Vénézuela, c’est comme une incantation magique. Le mot roule dans la salle, Vénézuela ! Vénézuela ! Je suis entouré, on me serre les mains, on m’embrasse, c’est du délire. Hé toi là bas ! Approche ! Il y a ici un homme qui vit au Vénézuela !

Le Vénézuela ! Hugo Chavez ! We love Chavez ! Speak us about Chavez ! Viva Chavez!

Puis on me pousse vers le piano. J’accompagne les choeurs sublimes.

 

Cinquième jour

Aujourd’hui c’est l’enterrement proprement dit. Service religieux avec solistes et chœurs. Je fais partie de la famille désormais. Le contact chaleureux me rappelle le Vénézuela. C’est la même manière de se toucher, de se prendre dans les bras, de s’embrasser, de se dire qu’on s’aime, sans fausse honte, sans pudeur hypocrite.

Nous allons au cimetière dans de longues et luxueuses limousines. Puis toujours joyeux, toujours chantants, nous passons à table. Ce ne sont plus trois cents personnes qui sont là, mais bien cinq cents, avec des ribambelles d’enfants en costume du dimanche. Tout le monde est d’ailleurs très élégant. Les femmes sont superbes. Et… je suis toujours l’unique blanc de l’assistance.

La nuit est presque tombée quand nous nous séparons.



Admin · 74 vues · Laisser un commentaire
16 Nov 2009

journal de voyage au Texas

comme les antiques voyageurs, au jour le jour, quelques impressions.

Admin · 122 vues · Laisser un commentaire
13 Nov 2009

Le mépris

Je ne connais pas l’Afrique et le monde africain, bien que j’y aie passé une partie de ma jeunesse. Je ne sais rien de l’Orient, proche, moyen ou lointain, excepté ce que nous en disent les médias auxquels il est difficile de faire confiance. Par contre je connais un peu l’Amérique latine ; d’abord parce que j’y vis une partie de l’année et ensuite parce que j’entretiens depuis une dizaine d’années une correspondance suivie avec des amis argentins, péruviens, colombiens, panaméens, guatémaltèques et mexicain.L’annonce du prix Nobel de la paix décerné au président Obama n’a été pour les Français qu’un petit scoop au journal de 20 heures, vite oublié, occulté par les impôts locaux qui ont doublé ou triplé, par les scandales financiers, les magouilles politiques. Mais dans les pays de l’autre continent, par delà l’Atlantique, il n’en est pas de même.Leticia, de Buenos Aires, m’écrit ceci : « Ma famille, mes amis, et moi-même avons reçu la nouvelle comme une gifle. Une gifle des pays riches aux pays pauvres, une gifle des puissants aux faibles ».Du Pérou, Luz, infirmière dans un hôpital, m’écrit : « Nous étions devant la télévision et nous sommes restés muets. Tous ceux qui ici subissent le joug de l’administration américaine, n’en croyaient pas leurs oreilles. Sommes-nous un peuple méprisable à cause de notre pauvreté ? Pourquoi le monde occidental nous insulte-t-il ainsi ? »Mes petites amies de Colombie, courageuses, vaillantes, toujours en danger de mort, me disent : « Prix Nobel de la paix ? Est-ce pour encourager les cinq bases militaires que le président Obama est en train d’installer ici en Colombie ? Des bases militaires pour défendre quoi ? la paix ? Mais pour la défendre contre qui ? Qui, en Amérique Latine menace la paix du monde ? Nous sommes écœurées. »Elizabeth, avocat à Panama, qui m’écrit deux fois par semaine depuis déjà dix ans : « Yves, tous ceux qui à Panama ont eu un ami ou un parent assassiné par la CIA, ou par les paramilitaires qui continuent à s’entrainer à Miami, ont ressenti un profond dégoût. Personnellement, j’ai pleuré… de rage. »Même son de cloche à Mexico, au Guatemala et bien sûr au Venezuela.Personnellement je n’ajouterai rien. Un certain général De Gaulle nous a préservés des méfaits des prédateurs nord-américains.
Admin · 80 vues · Laisser un commentaire
14 Oct 2009

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